Ce week-end, l’équipe de campagne du Front de Gauche investissait le local qui sera leur QG pour la prochaine bataille de 2012. Basé aux Lilas, Leila Chaibi, secrétaire nationale PG chargée aux questions de la précarité, m’y a accueilli. Elle m’explique comment le Front de Gauche, qui aura un budget de campagne de 3 millions d’euros, a fait appel à la solidarité des militants, contrairement là où d’autres partis réuniront des sommes extrêmement importantes. La question de la crise est posée à ce sujet.
Aussi, et en exclusivité, vous pourrez apercevoir le futur bureau de Jean-Luc Mélenchon. Au programme, des militants au travail dans un local de 700m2, qui promet d’être bientôt un des centre de toutes les attentions en 2012.
Monsieur Jo

On vient d’apprendre la victoire annoncée d’Eva Joly. Tout était prévu pour que l’on se réjouisse de la surprise, et pourtant tout vient à montrer que les Verts étaient très présents dans la machine de campagne d’Eva Joly. La victoire sur Hulot n’était finalement qu’une formalité. Formalité visant à l’éliminer de la course pour 2012.
Jean François Copé n’est-il finalement pas le pire adversaire de Nicolas Sarkozy? Celui qui voudrait se présenter comme candidat de la droite en 2017 n’a-t-il pas intérêt à faire perdre le Président de la République en 2012, afin de ne pas être otage d’une législature sortante en 2017, dépourvu d’arguments crédibles auprès de l’électorat, du fait d’un cassage de dents en règle de la droite sous deux mandatures sarkoziennes? Copé ne serait-il pas trop bon élève du Président, une sorte d’idolâtre-iconoclaste, le tuant politiquement par l’indigestion volontaire des Français, poussant les débats identitaires de la droite jusqu’à la caricature, le ridicule, la défaite ?
Jeudi 7 juillet était organisée par l’UMP la convention “Les défis de l’immigration” dans une ambiance très tendue. Présidé par Jean-François Copé, nombre de hauts cadres étaient présents, dont les députés Claude Goasguen, Lionnel Luca, Jacques Myard ou encore l’ex-Garde des Sceaux Rachida Dati, afin de debattre d’un des thèmes favori de la majorité. Beaucoup de choses ont été dites, ainsi que quelques dérapages, laissant penser qu’un rubicond a été franchi : l’immigration et l’Islam provoque de violentes réactions chez les militants. Et ce qui était à prévoir arriva: discordes maintenues tant bien que mal par un Jean François Copé se voulant fédérateur et une base militante très agressive sur le thème débattu, en particulier envers des personnalités extérieures venues participer au dit débat. Le plus étonnant, c’est qu’on a pu constater une tension palpable entre Lionel Lucas et Jacques Myard, montrant les crocs et se disputant les militants échaudés. Mais aussi un discours du ministre de l’Intérieur affirmant que la Cour Européenne des Droits de l’Homme négligeait le droit des pays souverains.


